Presse

Critique de Freaks sur Citizenjazz

http://www.citizenjazz.com/Spoo.html

Critique de Freaks sur Improjazz

Critique de Freaks sur grisli.canalblog.com

http://grisli.canalblog.com/archives/2013/05/22/27207641.html

Concert de Spoo au festival PiedsNu

« Car SPOO était sur scène, tendu à l’extrême dans les starting-blocks de sa propre concentration, à  un coma de la déflagration. J’ignore où Eric Vagnon, Eric Brochard et Nicolas Lelièvre sont allés chercher une telle énergie (et un tel nom, d’ailleurs), mais le fait est qu’ils ont incontestablement trouvé quelque chose de neuf ou, à  tout le moins, une nouvelle manière de le faire passer. Respectivement saxophoniste baryton, contrebassiste et batteur, les trois hommes émargent dans les rangs désordonnés déun free jazz résolument binaire boosté aux anabolisants hardcore. Le premier souffle dans son biniou à  s’en faire péter la jugulaire et semble avoir juré que les murs se lézarderaient, façon Jéricho, sous le sirocco de son souffle. Le second, arc-bouté contre la basse, laboure l’harmonie du soc de son instrument gonflé à  la testostérone pour en arracher définitivement les racines du blues et les fondations du free. Quant au troisième, il martèle le rythme avec l’acharnement du désespoir, convoquant régulièrement ce fameux blast beat inventé par Mick Harris pour Napalm Death et dont il soutient pourtant mordicus que Tony Williams en est le véritable créateur.
Quoi qu’il en soit, le trio galvanisa littéralement le public de Piednu avec la même ardeur que l’eut fait un combo death métal, mais également ce petit quelque chose de plus, difficilement situable, et qui va se nicher au creux d’un tempo, dans le rebond d’une frappe ou le cliquetis d’un cadre, dans un glissando surprenant, comme un dérapage sur la touche à  la limite bénie de la justesse. Ce petit quelque chose que l’on pourrait appeler la liberté, l’invention, la vie et qui, bien entendu, perturbe l’avancée logique du discours et maintient en état d’éveil permanent le partenaire, l’auditeur, le passant le plus étourdi qui n’aurait pas su même qu’il y avait, ce soir, un des concerts les plus intelligents et les plus réjouissants, dans ce mode majeur, qu’il nous ait été donné d’entendre depuis bien longtemps. » Joël Pagier, Improjazz

Critique de Coding Music sur grisli.canalblog.com

http://grisli.canalblog.com/archives/2013/08/07/27790378.html

Métanoïa à l’Onyx, Saint Herblain

http://www.atelierdesinitiatives.org/decouvertes-culturelles/le-blog-des-spectateurs/article/la-poesie-s-empare-de-l-onyx

XAVIER GARCIA Réel meeting- Signature/RadioFrance / Harmonia Mundi

Pour Virtuel meeting (2003). Xavier Garcia avait fait improviser des musiciens en studio l’un après l’autre, sans qu’ils se rencontrent. Par un habile travail. de montage et de mixage, il avait unifié le tout, créant des passerelles, ajoutant du liant: le résultat était d’une fluidité et d’une richesse étonnantes. Quatre ans après, pour Réel meeting, Garcia réunit les mêmes musiciens e en studio. Cette fois, tous ensemble eten même temps. Et on plonge de la même façon dans un bain sonore jubilatoire. Une fête de musique improvisée. Ça tape, racle. Ça crisse et fuse. Cette musique ne se laisse guider que par ses envies, joue de résonances et de silences sans autre prétention que son propre plaisir. Jean-Paul Autin, Eric Brochard Chris CutIer et Alexandre Meyer, donnent simplement le meilleur. Lucia Recio se sert de sa voix impressionnante comme d’un instrument magique.

De son échantillonneur malin, Xavier Garcia – compagnon de route de l’Arfi et défricheur infatigable – crée les conditions du plein épanouissement de ses camarades. En traitant la musique en temps réel avec son ordinateur, il la fait marcher en équilibre, entre électroacoustique, free jazz et musique électronique. Il fabrique une musique ambient avec des instruments acoustiques. Il produit un free jazz avec des sons électroniques. Il laisse ce flot se dérouler, le canalisant avec un art de la composition que ne renieraient pas Pierre Henry, Bernard Parmegiani ou Luc Ferrari. Chaque phénomène sonore, aussi subtil soit-il, en produit une quantité d’autres. On suit avec plaisir les lents développements de celte musique cellulaire qui, au-delà du jeu, constitue devant nous une matière organique. Elle s’épaissit de couleurs sombres ou vives, s’affine pour ne tenir qu’à un fil. un souffle, avant de miroiter soudain de mille éclats. Cette matière jaillit, incessante. Sa beauté mouvante en fait toute sa puissance. Garcia pousse les murs pour lui faire de la place. Il se donne – et Signature, le visionnaire label de Radio France avec lui – le luxe du temps.
Camille Guynemer, pour la revue Mouvement.

En solo, festival de Mulhouse

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